Angel est l’adaptation d’un roman d’Elizabeth Taylor. Pourquoi ce livre ?
Après l’avoir lu d’une traite, il y a 5 ou 6 ans, j’ai tout de suite senti que l’adaptation de ce livre était l’occasion de me confronter à un univers romanesque et que cela pouvait donner lieu à une grande épopée, dans la tradition des mélodrames des années 30-40, racontant la destinée d’un personnage flamboyant sous forme de « rise and fall » (Grandeur et Décadence).














Comment avez-vous rencontré François Ozon, et quelle a été votre première impression ?
Comment s’est déroulée votre première rencontre avec François Ozon ?
François Ozon m’a proposé de le rejoindre sur un projet stylistiquement déjà développé et aux références visuelles déjà bien établies, Minnelli, Powell et Sirk, pour ne citer qu’eux. J’avais ainsi devant moi un réalisateur qui savait exactement ce qu’il voulait et qui ne faisait pas mystère qu’il m’engageait parce que certains de mes films passés lui promettaient que je saurais à la fois m’inscrire dans une tradition et offrir une relecture contemporaine de cette même tradition.
La collaboration avec François Ozon
A la fin du tournage du Temps Qui Reste , François Ozon m'a offert le livre d'Elisabeth Taylor, que j'ai lu très vite et avec beaucoup de plaisir. L'histoire a été écrite dans les années 50 et c'est une interprétation assez libre du début du siècle, une vision quelque peu décalée avec beaucoup de détails improbables. Pour son premier film d'époque, François souhaitait une texture technicolor, « un film comme on les faisait dans les années 50 à Hollywood… ».
Le travail avec François Ozon